Flores ou la poésie du lac Petén Itza

Publié par en Déc 31, 2017 dans Amériques, Guatemala | Aucun commentaires

Le trajet Lanquin-Coban en mini-bus se fait en deux heures sur une route qui offre un panorama fantastique sur une longue chaîne de montagnes vertes boutonnées de mamelons luxuriants en bataille et à perte de vue. Plus proche de nous, des collines vertes et cultivées de café ou de maïs, et des pitons rocheux semblables à ceux que l’on peut observer dans le sud de la Thaïlande. Stop de 20 minutes à Coban où nous prenons au vol deux nouveaux passagers. Nous repartons vers 11h en direction du nord pour rejoindre la ville de Flores. Nous roulons les deux premières heures sur une route sinueuse de montagne, puis les reliefs disparaissent petit à petit pour laisser place à un paysage complètement plat. Nous rentrons dans le département de Petén, une région recouverte de jungle et bien moins peuplée que le reste du pays. Quarante minutes pour manger dans un resto de station-service, et 3 heures de route plus tard, nous atteignons Sayaxche vers 15h30. Le temps de franchir le Rio Pasion par le bac, nous nous élançons sur notre dernière ligne droite pour Flores (environ 75 km) que nous atteignons vers 17h.

La petite bourgade de Flores se trouvait jadis sur une île, jusqu’à ce qu’elle soit reliée à la ville de Santa Elena par un pont-jetée sur le lac Peten Itza.

Le mini-bus me dépose directement à l’hôtel, où je pourrai jouir d’une belle terrasse pour assister au coucher de soleil sur le lac Peten Itza.

Après une bonne nuit réparatrice, je déambule au petit matin dans le dédale des petites ruelles pleines de charme, parsemées de maisons en bois et en adobe aux couleurs vives. Les bars commencent à peine à installer  leurs terrasses, pour la plupart ouvertes sur le lac. Le quartier sort peu à peu de sa torpeur, ainsi que le soleil qui déploie ses premiers rayons lumineux dans un jeu d’ombre et de lumière sur les façades décrépies. Il n’y a pas foule en ce début de mois de décembre et il ne fait pas trop chaud. Je fais le tour du village en 1h, dont le diamètre n’atteint pas 500 mètres de long, et je ne me lasse pas d’apercevoir le lac et les rives habitées qui font face à Flores, au détour de quasiment toutes les rues.

Et puis je vais me lover dans un petit café avec vue panoramique sur le lac paisible bien sûr, en attendant mon shuttle pour Tikal prévu à 12h00.

Tikal, la grande cité maya au cœur de la jungle

 

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