Les Chutes d’Iguaçu, côté argentin

Publié par en Juil 14, 2015 dans Amériques, Brésil | Aucun commentaires

Le van s’élance pour la trentaine de km qui séparent le centre de Foz du parc argentin, dont les deux postes frontière, séparés par le pont Tancredo Neves, qui enjambe le Rio Iguaçu. Ce dernier rencontre, à quelques centaines de mètres de nous, le Rio Parana pour symboliser la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay. A l’entrée du parc, la pluie m’incite à prendre le petit train vert qui dessert la station des Cataratas, premier arrêt d’où partent tous les sentiers du paseo superior et du circuito inferior, ainsi que la station Garganta del Diablo, deuxième et dernier stop pour atteindre la longue passerelle qui mène à l’apothéose : les gorges du diable. Ce fut d’ailleurs ma première étape. Le chemin métallique surplombe la plaine inondée du fleuve Iguaçu sur environ 800 mètres, en traversant quelques îlots verdoyants, avant de mourir juste au-dessus des chutes vertigineuses. Foz38

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Du haut de mon perchoir improbable, et dans le tumulte des effluves d’eau,  j’ai l’impression que la puissance des rapides va me propulser dans les airs puis m’aspirer dans l’abîme. Et cela d’autant plus que la pluie qui s’intensifie me donne le sentiment d’être prisonnier de l’eau.Foz42

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Après deux bonnes heures de communion avec cette merveille de la nature, je reprends le petit train pour aller me perdre dans le dédale des sentiers et des escaliers du paseo superior et du circuito inferior. Là encore, les multiples belvédères sont des fenêtres ouvertes sur des panoramas surréalistes de chutes d’eau en cascades. Je m’enivre de la végétation luxuriante, des bruits et des odeurs de la jungle. Je me sens tellement bien dans cette forêt vierge que j’en oublie presque mon ride-boat. Je me précipite au petit embarcadère qui fait face à l’Isla San Martin. Et me voilà naviguant sur la rivière tumultueuse, et dans le canyon en fer à cheval, en direction de l’immense cataracte qui se dresse devant nous, dans un fracas inquiétant. A la verticale de la puissante cascade, je me noie dans un tourbillon lyrique.

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Voir aussi le côté brésilien

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