Morondava et la région sacrée de Menabe

Publié par en Juil 5, 2017 dans Afrique, Madagascar | Aucun commentaires

Entre les fleuves Manambolo et Mangoky  s’étendent de vastes vallées bordées de mangroves, de savanes semi-désertiques parsemées de baobabs uniques au monde, de forêts sèches, du plateau calcaire des Tsyngy (estampillé UNESCO) et d’une côte ponctuée de villages de pêcheurs qui s’égrènent le long de plages sauvages et superbes sur le canal du Mozambique, face au continent africain !  Nous pénétrons la région sacrée de Menabe au départ de Miandrivazo sur la N35 en direction de Morondava.

Depuis notre départ de Tana, la veille, nos yeux sont éblouis par les paysages fabuleux qui nous dévorent depuis la N7, la N34 et encore aujourd’hui la N35. En traversant le village de Antsikida, nous tombons sur le marché du mercredi dans une belle effervescence. C’est l’occasion d’échanger avec une population chaleureuse, toujours souriante et curieuse. La joie des enfants qui nous saluent d’un « bonjour Vasaha »est contagieuse…

Et puis la savane d’épineux à perte de vue : on se croirait dans le Serengeti tanzanien.

A l’approche de Morondava, on aperçoit notre premier baobab !

Déjeuner sympa à Morondava Beach les pieds dans le sable.

Départ 15H30 pour le village de Kirindy, après le plein d’essence. Nous abandonnons le goudron pour une piste de terre qui s’enfonce dans la vallée des baobabs. A une dizaine de km, on passe un bon moment sur la célèbre allée des baobabs qui s’étend sur environ 500m: magnifique !

Nous poursuivons l’aventure jusqu’au village de Kirindy que nous atteignons peu avant la tombée de la nuit.

Un peu plus au nord, une pancarte Lodge de la Saline m’inspire et nous voilà partis sur une piste transversale qui aboutit à notre premier gros coup de cœur de Mada.

Nous sommes admirablement accueillis par Valérie, la propriétaire des lieux, et Pierre. Valérie a créé un concept très original d’une ancienne usine de production de crevette reconvertie en lodge. Des containers ont été recyclés et transformés en bungalows de métal avec tout le confort. Et des charmants cabanons blancs ouvrent leurs terrasses sur un canal aménagé en bordures de salines. La propriété s’étend sur des hectares de plaine semi désertique et de forêt sèche où l’on peut observer des spécimens de baobabs rares sur un îlot de sable. Le tout à 10 min en bateau de la plage…

Valérie et Pierre sont deux belles personnes, passionnées et très humaines. Valérie a créé un véritable petit village avec un dispensaire et un médecin pour soigner gratuitement la population locale dont une partie travaille à la production de sel. Mais aussi une église et un certain nombre d’aménagements destinés aux locaux. Un bel exemple de solidarité et de bien vivre ensemble. Une très belle rencontre inattendue…

Pierre organise des « bird watching » dans la matinée et des observations de lémuriens nocturnes à la tombée de la nuit. Juste génial !

Après ce beau séjour au Lodge de la Saline, il est temps de reprendre la route pour les Tsingys. Nous rejoignons la piste principale jusqu’au bac de Belo que l’on atteint rapidement.

Déjeuner gastronomique à l’excellent Mad Zébu, au milieu de nulle part !!!

En revanche la suite est beaucoup plus aventureuse. La Piste de sable devient plus étriquée et super dégradée. Les 50 derniers km (20km/h), c’est réellement l’aventure ! Traversée de forêt dense, de savane semi-désertique et de petits villages Sakalava. Nous atteignons finalement le 2ème bac, celui de Manambolo à la tombée de la nuit. Epique traversée dans le noir et en roulant dans l’eau presqu’en amphibie jusqu’au bac tanqué en plein milieu de la rivière: inoubliable !  De l’autre côté du fleuve, nous sommes arrivés à Bekopaka, la porte d’entrée des fameux Tsingys de Bemaraha.         Les Tsingy de Bemaraha

Deux jours plus tard: après avoir pris à nouveau le bac de Bekopaka, mais de jour cette fois-ci, nous retournons à Morondava par la même route.

Stop rapide au camp des amoureux pour observer un magnifique baobab à 2 troncs qui s’enlacent.

Le lendemain: nous partons pour une journée raid sur la piste côtière du Capricorne, pour rejoindre Morombe, via Manja, d’une traite. Départ 9h après le ravitaillement en carburant et en produits frais. On quitte progressivement la vie civilisée sur une piste très sauvage à travers des couloirs forestiers semi-désertiques. Pas moins de 4 péages de brousse pour 25000Ar environ dont un sévère de 15000Ar. C’est assez énervant de payer pour une piste complètement défoncée au milieu de nulle part !!!! Et puis on traverse la plaine de Mangoky, bordée de Baobabs au travers d’un paysage de savane, de champs de cotons et de rizières.

Arrivée à la rivière Mangoky et au bac de Bevoay vers 17h30, à la tombée de la nuit, avec un magnifique coucher ce soleil. L’endroit a été déserté et le bac est immobilisé de l’autre côté de la rive où se trouve un petit village endormi. Mais bientôt on aperçoit au loin des villageois s’activer pour venir nous rejoindre. Nous sommes sauvés !!!

Mais il reste encore 2h30 de route de nuit pour atteindre Morombe !!!! sur la RN9 pas mal défoncée quand même !!

La Piste Saphir et le sublime lagon de Madagascar

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